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Mise a jour


Bonjour à tous !

Désolé de cette TRES longue absence, mais des problèmes persos additionnés à des problèmes techniques mélangés avec un certain manque de temps (oui, ça fait beaucoup) m'ont malheureusement tenu à distance de ce site.
Mais c'est aujourd'hui du passé !
A compter de ce jour, je reprends les choses en main.

Je voudrais déjà m'excuser auprès des nombreuses personnes m'ayant écrit et qui n'ont jamais eu de réponses de ma part. Par manque de temps, je n'ai pu accéder à toutes les demandes et un récent problème technique m'a fait perdre tous mes e-mails.
Donc, je suis maintenant disponible et ouvert pour répondre aux différentes demandes.
Je vous présente encore mes plus plates excuses...

Concernant les futures mises à jour du site, je travaille actuellement à l'élaboration d'un nouveau design, avec un contenu bien plus riche : outre une interface améliorée, de nouvelles rubriques feront leur apparition, le dossier sur le tigre de Sibérie sera complété et corrigé. Un dossier sur chaque sous-espèce de tigre est également prévu, ainsi qu'une partie sur la Sibérie.
En outre, pour répondre à de nombreuses demandes, des ressources pédagogiques seront mises à disposition des surfeurs.
D'autres rubriques surprises s'ajouteront également ;-)

Le lancement de la version 2 de ce site est prévu pour la fin janvier 2005 !

Pour l'heure, j'ai repris les recherches sur les tigres et je vous fais part de plusieurs nouvelles (pas toujours bonnes).
Vous trouverez les news au-dessous de cet edito.

En attendant des jours meilleurs, je me remets au travail.
Restez attentifs ;-)

A très bientôt !

Christian





Source : AFP, le 27 décembre 2004 (© AFP)
Agence France Presse
Tsunami plus dévastateur après destruction des coraux et mangroves. QUESTIONS à un expert de l'environnement.

** Note du webmaster : vous n'êtes pas sans ignorer la dramatique catastrophe qui touche une partie de l'Asie actuellement. Au-delà des terribles drames humains, je m'inquiétais évidemment pour la faune et la flore, notamment les tigres. Cette entrevue avec Jeff McNeely nous rassure en tout cas sur ce point.**

Le tsunami qui a dévasté dimanche les côtes de l'Asie du sud et du sud-est aurait eu des conséquences moins dramatiques si coraux et mangroves avaient été mieux préservés, estime le directeur scientifique de l'Union mondiale pour la nature, Jeff McNeely.

AFP : Comment s'explique ce raz-de-marée après le séisme ?

Jeff McNeely : La région, située dans la ceinture de feu, est active géologiquement depuis des millions d'années comme en témoignent les nombreux volcans qui s'y trouvent. Les séismes au fond des mers et les tsunamis qu'ils entraînent sont connus des habitants. Il y a cinquante ans, les autochtones ne s'installaient jamais directement sur le rivage mais à quelques kilomètres à l'intérieur des terres.

AFP : Comment s'explique la gravité du cataclysme ?

Jeff McNeely : Beaucoup de coraux ont disparu et les mangroves ont été supprimées pour laisser la place à l'élevage de crevettes et de langoustines. Si ces habitats avaient été préservés ils auraient atténué la force des vagues. Ils ont été sacrifiés au tourisme et à l'urbanisation, des hôtels ont été construits directement sur les plages.En Inde et au Sri Lanka, des organisations de protection de la nature mettent en garde depuis des années contre la vulnérabilité accrue des rivages et demandent qu'on arrête de raser les mangroves. Mais il y a beaucoup d'intérêts économiques en jeu. Les Européens achètent des fruits de mer à bas prix à des négociants asiatiques, le coût pour l'environnement de ces produits n'est jamais pris en compte.

AFP : La catastrophe aura-t-elle des conséquences sur la faune et la flore locales ?

Jeff McNeely : Ce ne sera pas un désastre pour la nature. Les animaux sont malins et capables de fuir. Ces régions côtières ne sont pas particulièrement riches en biodiversité et les espèces animales et végétales implantées localement sont habituées aux typhons et aux tempêtes. Si le Bangladesh avait été sévèrement touché, l'impact du point de vue de la biodiversité (variété des espèces d'animaux et de plantes, ndlr) aurait été plus sévère. Le Bangladesh est le pays d'Asie du sud-est où les mangroves sont le moins touchées. Les mangroves abritent la plus forte population de tigres de toute la région et ces animaux auraient pâti du manque d'eau potable.




Source : Agence de Presse Xinhua, le 27 décembre 2004
Agence de Presse Xinhua
Chine : le tigre le plus âgé pourrait être atteint du cancer

GUIYANG, 27 décembre (XINHUANET) -- Lingling, la tigresse la plus âgée en captivité en Chine, est suspecte d'être atteinte du cancer, a révélé tout récemment un zoologiste à Guiyang, capitale de la province du Guizhou dans le sud-ouest de la Chine.

La tigresse, âgée de près de 20 ans, a été diagnostiquée à la fin de 2003 atteinte d'intumescence suppurante dans son oeil droit. Un examen récent a montré que cette intumescence a développé une tumeur, qui est probablement maligne, a expliqué le vétérinaire Zhang Lingli, directeur adjoint du Zoo Qianling.

Lingling a été diagnostiquée en octobre 2001 la première fois d'atteinte de tumeur bénigne sur ses glandes salivaires et a subi une intervention chirurgicale. Une autre tumeur a été découverte cinq mois plus tard en mars 2002, qui a provoqué le vomissement et le saignement.

Ma Hong, un chirurgien de l'Hôpital relevant de l'Institut de médecine de Guiyang, a indiqué que la seconde tumeur était probablement maligne et et que Lingling s'est fait opérer en avril 2002.

Le tigre chinois (panthera tigris amoyensis), originaire du sud de la Chine, est menacé d'extinction, instcrit sur la liste des dix espèces d'animaux les plus menacés d'extiction au monde.

Aujourd'hui, moins de 30 tigres chinois vivent dans la nature alors que près de 60 dans les zoos chinois. Selon des projections, ils disparaîtront d'ici 2010 s'ils ne sont pas bien protégés.

Lingling est née en mai 1985 dans un zoo de Shanghai avant d'être déplacée dans le zoo de Guiyang plus tard la même année.

Habituellement, un tigre chinois sauvage peut vivre pendant 13 ans au plus. Celui qui vit en captivité jouit d'une vie d'environ 20 ans.


Lingling, la tigresse Chinoise malade
© Agence de Presse Xinhua




Source : RIA news agency, le 22 décembre 2004
RIA news agency
Des petits nés d'une tigresse et d'un lion vivent dans le Zoo de Novossibirsk

NOVOSSIBIRSK, 22 décembre. De notre correspondante Iana Riabinskaïa. Les deux petits nés d'une tigresse du Bengale et d'un lion d'Afrique seront montrés au public en mars 2005, a annoncé à RIA-Novosti mercredi le directeur du Zoo de Novossibirsk, Rostislav Chilo.

Les responsables du Zoo, a-t-il expliqué, ont pris la décision de ne pas les montrer en hiver, afin de leur éviter de faire courir des risques de refroidissement. Les visiteurs pourront voir les nouveau-nés dès qu'ils seront installés dans de vastes enclos grillagés en été. La "fillette", Zita, se trouve actuellement dans un enclos d'hiver et son frère, Zik, vit encore dans la filiale ambulante du Zoo.

Il a précisé que les petits étaient nés cet été mais leur naissance n'a été annoncée que dernièrement: il fallait permettre à ces animaux uniques de grandir et de se fortifier.

"Zita et son frère Zik portent des signes extérieurs d'un lion et ont le pelage rayé d'un tigre. On ne saurait prédire comment ce pelage évoluera avec le temps, mais nous observons les petits en permanence", a expliqué le directeur du Zoo de Novossibirsk.

Comme toujours, les parents des deux "ligres" - un lion d'Afrique et une tigresse du Bengale - voyagent ensemble au sein du groupe ambulant du Zoo et "ne projettent pour l'instant pas de revenir à leur domicile à Novossibirsk".

Selon les spécialistes du Zoo, le premier cas de naissance d'un "ligre" (félin hybride d'un lion et d'une tigresse) a été enregistré en Chine, mais le petit n'a alors vécu que quelques jours. On connaît les cas de naissance d'hybrides d'un tigre et d'une lionne, les tiglons, notamment en Inde (mort en 1998) et en Chine (mort en 2003).

La naissance de "ligres" en Sibérie, a souligné Rostislav Chilo, est le résultat d'un croisement fortuit et non pas d'une expérience scientifique.

Note du webmaster : une news précédente faisait état d'une naissance fin novembre d'un seul rejeton ! Nous apprenons donc ici qu'ils sont deux (un mâle et une femelle) et qu'ils sont nés cet été !
Voir la photo de Zita dans la news du 8 décembre 2004.




Source : AFP, le 21 décembre 2004 (© AFP)
Agence France Presse
GENEVE - Protection de l'environnement : dix cadeaux à ne pas faire pour Noël

Caviar Beluga, bibelot en ivoire ou peau de tigre : voilà le genre de cadeaux que le Père Noël doit refuser de mettre dans sa hotte s'il veut respecter l'environnement, estime le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Le Fonds, dont le siège est à Gland (Suisse), a dressé une liste de dix recommandations pour éviter des achats de fin d'année nuisibles à l'environnement et aux espèces menacés. Ainsi, si vous fantasmez sur des santiags en peau de serpent, assurez-vous d'abord qu'il s'agit de reptiles d'élevage.

De même, n'achetez du caviar que dans des boutiques ayant pignon sur rue et vérifiez que la boîte porte le label de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces menacées de faune et de flore sauvages), car l'esturgeon de la Mer Caspienne est menacé d'extinction par la contrebande.

La même estampille CITES doit être apposée sur les bijoux en corail rouge, une ressource surexploitée en Méditerranée, ou les sacs et ceintures en crocodile.

"Il s'agit d'être conscient de ce que vous achetez et de l'impact que votre achat peut avoir sur les espèces et sur l'environnement", explique Susan Lieberman, directeur du programme sur les espèces menacées au WWF.

A proscrire cette année: tout ce qui vient du tigre, que ce soit comme souvenir, remède traditionnel ou porte-bonheur. Il ne reste que 5.000 de ces félins en liberté et leur commerce est strictement interdit.

"Il est à la mode dans certains milieux de posséder un manteau ou une descente de lit en peau de tigre, voire un tigre comme animal domestique", note le WWF.

Faites une croix sur l'ivoire, conseille le Fonds, pour ne pas inciter les braconniers à massacrer les éléphants d'Afrique et d'Asie, et résistez à l'envie d'offrir une barrette à cheveux en véritable écaille de tortue : six des sept espèces de tortues marines sont menacées ou en voie d'extinction.

Pour vous protéger des frimas, préférez la pashmina à la shahtoosh, une écharpe en laine d'antilope du Tibet car il faut tuer l'animal pour avoir sa laine.

Certains conseils sont plus surprenants, ou difficiles à respecter : comment s'assurer que le cabillaud acheté au supermarché vient de la Mer de Barents, où les stocks sont encore abondants, et non pas de la Mer d'Irlande où ce poisson est de plus en plus rare ?

Tout cactus importé devrait piquer votre curiosité: cette plante fait l'objet d'un trafic intense, notamment en provenance du Mexique. "Dans le doute, vérifiez l'origine !", demande le WWF.

Téléviseurs et chaînes hi-fi n'échappent pas à la vigilance des écologistes du Fonds : il faut, disent-ils, choisir un modèle qu'on peut éteindre complètement quand on ne l'utilise pas. Si vous laissez un appareil en veille, il gaspille de l'électricité (jusqu'à 40% de l'énergie nécessaire pour le faire marcher).


Peaux de tigre et de léopard saisies par la police en Inde
© AFP




Source : AFP, le 20 décembre 2004 (© AFP)
Agence France Presse
Gosaba (Inde) : Les histoires de tigres mangeurs d'hommes dans la réserve des Sunderbans

Gosaba, près de la réserve naturelle des Sunderbans, c'est l'île aux veuves. On y raconte d'horribles histoires de tigres mangeurs d'hommes, pêcheurs ou ramasseurs de miel happés par les félins et dont les corps ont à jamais disparu dans la jungle de palétuviers.

Gopal Mallik, pêcheur de 50 ans, a perdu son père, son oncle, deux frères, un beau-fils. Tous tombés dans les griffes des félins sauvages dans cette réserve naturelle de tigres du Bengale occidental faite d'une multitude d'îles. Son beau-fils avait 25 ans. C'était il y a six ans. Ils étaient cinq hommes, partis ramasser du bois sur un îlot peu broussailleux.

"Soudain, le tigre nous a sautés dessus. Tout le monde s'est mis à crier, à invoquer la déesse de la forêt Bono Bibi. Le tigre s'est arrêté net. Mon beau-fils s'est mis à courir et s'est retrouvé face à l'animal qui l'a tué d'un coup, l'a attrapé par le cou, l'a mis sur son épaule et s'en est allé", raconte M. Mallik.

Selon lui, 150 à 200 personnes de Gosaba sont ainsi mortes en allant pêcher aux abords de la réserve, couper du bois sur les berges de la forêt, ramasser du miel dans les profondeurs de la jungle, seuls vrais gagne-pain de cette population misérable dans cet environnement hostile et peu propice à l'agriculture.

Chaque année, 20 à 30 personnes sont tuées par des tigres dans les Sunderbans qui abritent aujourd'hui environ 270 félins, selon le département forestier du gouvernement régional.

"Si le tigre vous attrape, il y a peu de chance de s'en sortir vivant", poursuit M. Mallik. C'est pour cela qu'il y a 28 ans il a abandonné son père blessé aux griffes de l'animal qui le menaçait à son tour. Son corps, comme celui des autres n'a jamais été retrouvé.

Ici, on appelle le tigre "Mama" (grand oncle). Les habitants ont un avis bien tranché sur sa "psychologie" et parlent de son "intelligence" sournoise.

"Généralement, le tigre se cache, définit sa proie et lui saute dessus. S'il la rate, il repart, puis revient à la charge", dit Bhutnath Mondal, ramasseur de miel de 56 ans qui une fois a échappé de peu au pire et dont le père a été grièvement blessé.

A l'inverse, "si le tigre voit qu'on le regarde droit dans les yeux il ne saute pas car il croit que l'homme va l'attaquer", dit M. A. Wohab de la Direction du développement des Sunderbans. C'est mues par cette certitude que les autorités ont distribué aux ramasseurs de miel des masques à face humaine à placer derrière la tête.

"Mais si le tigre atteint sa proie, il l'attrape par la gueule et repart tranquillement, sans courir, comme un gentleman", poursuit M. Wohab.

Le tigre attaque souvent près de la rivière mais il peut aussi quitter la réserve, entrer dans les villages et se cacher dans les rizières comme cela s'est encore passé il y a 15 jours à Gosaba, disent des habitants.

Cris et tambours n'y font pas grand chose et pour le faire partir les gardes-forestiers sont le plus souvent appelés à la rescousse, qui endorment la bête avant de la relâcher dans la jungle. Entre 2001 et 2004, 16 tigres sont entrés dans des villages.

Pour parer au danger, les habitants de la région disent n'avoir qu'un seul vrai recours : prier Bono Bibi. La légende dit qu'un jour, un jeune homme, fils unique d'une veuve, fut sacrifié aux tigres par les siens mais qu'il survécut après avoir invoqué la déesse. Depuis, quiconque pénètre dans la réserve invoque Bono Bibi et fait des offrandes.

Quand leurs hommes s'enfoncent plusieurs jour d'affilée dans la jungle, au printemps, les femmes des ramasseurs de miel implorent toute la journée la déesse et vivent comme des veuves. Ces jours-là, Namita Mondal, la femme de Bhutnath, ne porte pas de "sindoor", poudre rouge placée sur le cuir chevelu pour symboliser son statut d'épouse. "Je ne cuisine pas le jour, ne lave pas mes habits, ni mes cheveux. Je prie Bono Bibi".

La routine. D'ailleurs, quand le pire arrive, ici, les habitants parlent simplement d'"accident de tigre" comme d'autre parlent d'accident de voiture.


Un tigre du Bengale le 22 mai 2004 au zoo de Calcutta
© Deshakalyan Chowdhury (AFP)




Source : UPI, le 13 décembre 2004
Recensement des tigres de Sibérie

Le premier recensement large des tigres de Sibérie va commencer ce mois-ci dans la région des Monts Sikhote Alin.
Pour mesurer la future santé de la population, l'aperçu inclura également une évaluation des populations de proie.

L'entreprise massive fera participer des centaines de biologistes, chasseurs et traqueurs qui entrecroiseront la gamme des tigres recherchant des voies. Les chercheurs attendront une couverture complète de neige pour faciliter le cheminement et pour employer une base de données qui note l'endroit des voies et de leurs caractéristiques. L'information sera alors employée pour estimer le nombre minimum de différents tigres.
Le coût (300 000 $ US) de cette entreprise est payé en grande partie par le ministère russe des ressources naturelles.




Source : http://www.kp.ru/, le 8 décembre 2004

Photo de Zita, la petite "ligre"

En cherchant sur le net, j'ai réussi à trouver la photo de l'étrange animal né d'une tigresse et d'un lion (voir news du 6 décembre).
Zita-Gita de son doux nom, est née dans le zoo de Novossibirsk (Sibérie) il y a déjà quelques jours.
Pour l'instant, elle demeure en quarantaine pour traitement médical et ne sera montrée au public qu'à partir du printemps...

Le directeur du zoo de Novossibirsk se souvient de deux cas semblables de félins nés de père tigre et de mère lionne, en Inde et à Pékin. Mais Zita-Gita est la première du genre en Sibérie !
J'essaierai de me tenir informé et vous présenterai ce que je trouverai sur cette petite "ligre" qu'on aime tous déjà ;-)

© http://www.kp.ru/
Zita, enfant d'une tigresse
du Bengale et d'un lion Africain.
© http://www.kp.ru/




Source : Sciences et avenir, le 7 décembre 2004
Sciences et avenir
Un nouveau cousin chez les tigres

Ce n’est pas cinq mais six sous-espèces de tigres qui doivent être protégées. Cela ne signifie pas qu’il y a plus de tigres qu’auparavant mais que le tigre qui vit dans la péninsule malaise est une sous-espèce, différente de son cousin des régions indochinoises. Des chercheurs proposent d’appeler le tigre de Malaisie Panthera tigris jacksoni, en hommage à Peter Jackson, défenseur des tigres, afin de le distinguer de Panthera tigris corbetti, la sous-espèce indochinoise.

De la Sibérie à l’Indonésie, en passant par l’Inde et la Chine, il ne reste plus aujourd’hui que 7.000 tigres. Des huit sous-espèces connues, trois ont déjà disparues : le tigre de la Caspienne, le tigre de Bali et le tigre de Java. Restait donc cinq sous-espèces : le tigre du Bengale, le tigre de Sumatra, le tigre d’Indochine, le tigre de Sibérie et celui d’Amoy dans le sud de la Chine. L’équipe de Shu-Jin Luo, du laboratoire de diversité génomique du Maryland, a analysé trois marqueurs génétiques chez 130 tigres afin de vérifier la validité de cet arbre de famille.

Les chercheurs, qui publient leurs travaux dans les PloS Biology, n’ont trouvé qu’une variante : celle qui concerne le tigre de la péninsule malaisienne. La reconnaissance de cette sous-espèce complique les efforts de protection et de conservation des tigres dans la mesure où elle doit être prise en compte pour maintenir la diversité génétique de ces félins gravement menacés.

Cécile Dumas

© Sciences et avenir
© Sciences et avenir
Tigre captif du zoo thaïlandais de Sriracha, où la grippe aviaire a fait des victimes parmi les félins. (AP)




Source : AFP, le 6 décembre 2004
Agence France Presse
De la viande de tigre au menu de restaurants malaisiens

La viande de tigre a fait son apparition dans des restaurants malaisiens soupçonnés de s'approvisionner auprès des indigènes d'une réserve forestière de l'Etat méridional de Johor, selon la presse locale.

Le mets apprécié attire en particulier les gastronomes de Singapour, la ville-Etat voisine de la Malaisie, a expliqué le journal New Straits Times. "La viande peut atteindre jusqu'à 1.000 ringgit (263 dollars) par kilogramme et les os 600 ringgit par kg", a précisé au quotidien Vincent Chow, conseiller du bureau à Johor de la Société malaisienne pour la nature.

La tribu indigène Orang Asli, qui vit dans la réserve et est réputée pour ses talents de chasseur de tigres, "reçoit jusqu'à 15.000 ringgit (près de 4.000 dollars) par animal tandis que l'intermédiaire est payé entre 80.000 et 100.000 ringgit", a ajouté l'expert.

Tout dans le tigre est utilisé: des moustaches, comme cure-dents, au pénis, aux vertus présumées aphrodisiaques. "Arrêter les coupables est virtuellement impossible en raison d'une loi du silence", regrette-t-il.

La taille de la réserve, grande comme Singapour, rend de plus difficile l'application de la loi de protection de l'espèce.

Selon M. Chow, une trentaine de tigres seulement vivraient encore dans la réserve. L'ensemble de la Malaisie péninsulaire abriterait environ 600 tigres, contre 5.000 dans les années 50, selon une étude menée en 1997 par le gouvernement.

© Jimin Lai
© Jimin Lai
Tigre au zoo de la capitale malaisienne Kuala Lumpur




Source : RIA news agency, le 6 décembre 2004
RIA news agency
Un enfant d'une tigresse et d'un lion

NOVOSSIBIRSK, 6 décembre - de notre correspondante Iana Riabinskaia. Un animal insolite est né dans le zoo de Novossibirsk: l'enfant d'une tigresse et d'un lion, a annoncé lundi à RIA-Novosti la direction du zoo.

Selon le directeur du zoo Rostislav Chilo, la progéniture d'une tigresse du Bengale et d'un lion africain est un cas extraordinaire.

« La naissance de ce "ligre" n'est pas le résultat d'une expérience scientifique, c'est un fait du hasard. Tout simplement, le lion et la tigresse vivent depuis longtemps dans les volières voisines du zoo de Novossibirsk et s'y sont habitués, ce qui n'arrive pratiquement pas dans la nature », a dit Vladislav Chilo.

Selon le directeur du zoo, pour l'instant, le petit ligre a un aspect d'un lion rayé, « personne ne peut prédire à quoi il ressemblera ensuite ».

L'enfant miraculeux a reçu le nom de Zita, elle restera dans le zoo de Novossibirsk, a dit Vladislav Chilo.


Note du Webmaster : je n'ai pas encore réussi à trouver une photo de ce petit "ligre". Si jamais vous arrivez à trouver la photo avant moi, n'hésitez pas à m'écrire.




Source : Arte, le 5 décembre 2004
ARTE
Ce soir, documentaire exceptionnel sur le tigre de Sibérie, diffusé sur la chaîne Arte, à 22H35.

Le dernier cri du tigre

Le dimanche 5 décembre à 22H35, la chaîne culturelle Arte diffusera un documentaire sur le tigre de Sibérie.
Un documentaire qui se déguise en thriller pour décrire les rapports conflictuels entre les hommes et les tigres en Sibérie. Passionnant et saisissant.

Si le tigre de Sibérie est encore parfois considéré comme un dieu, la misère qui touche la région a fini par en faire un rival : l’homme et le félin doivent quotidiennement lutter pour leur survie sur le même terrain. Les hommes sont parfois contraints d’aller chercher leur nourriture dans la forêt. Le tigre est une espèce protégée, mais sa peau se vend très cher… De son côté, du fait du déboisement et de la raréfaction du gibier, le félin chasse de plus en plus près des villages. Justement, deux chasseurs ont disparu au nord de Vladivostok. Yuri Trush, chargé par l’État d’éliminer les tigres qui “posent problème”, se met en chasse… Le dernier cri du tigre met en scène la traque de l’animal soupçonné d’avoir tué les deux chasseurs téméraires. Le film joue sur le suspense tout en décrivant la situation réelle des Sibériens. Il mêle interviews, scènes reconstituées ou filmées par Yuri Trush au cours de son expédition. Cela donne un documentaire passionnant, aux images rares. Dans le rôle principal, le tigre est magnifique.

Diffusion le dimanche 5 décembre 2004 à 22H35
Rediffusions :
07.12.2004 à 01H45
12.12.2004 à 14H55

Le dernier cri du tigre
Documentaire de Sasha Snow
(Suède/France, 2004, 58mn)
Coproduction : Scandinature Films, ARTE France

Arte F © Yuri Trush/Sasha Snow
Arte F © Yuri Trush/Sasha Snow




Source : la-croix.com, © AFP, le 26 novembre 2004
la-croix.com
Agence France Presse

HANOI (AFP) - Les écologistes lancent un appel à sauver les tigres

Des écologistes ont appellé vendredi la communauté internationale à s'engager davantage pour empêcher la disparition des tigres dont la population mondiale a déjà diminué de manière dangereuse.

Le sort de l'espèce est au centre de l'assemblée générale, à Hanoï, du Global Tiger Forum, une organisation qui a son siège à New Delhi. Le tableau est sombre.

Sur les huit sous-espèces de tigres qui hantaient les jungles et forêts de la terre il y a encore soixante ans, trois ont totalement disparu: le tigre de Bali, le tigre de la Caspienne et celui de Java. Quant à une quatrième, le tigre de la Chine du Sud, il n'en reste qu'une vingtaine de représentants.

"Partout, ce magnifique animal est empoisonné, électrocuté, tué par des mines, piégé, tiré et capturé", déclare le Fonds mondial pour la nature (WWF).

La population mondiale du félin a chuté de quelque 100.000 animaux il y a un siècle à un nombre compris entre 5.700 et 7.000 aujourd'hui, la plupart dans des enclaves allant de l'Inde au Sud-Est de la Chine et de l'Extrême-Orient russe à l'Indonésie.

Mais même les survivants sont menacés, déclare le secrétaire général du Forum, S.C. Dey.

"Le conflit entre le tigre et l'homme devient plus aigu en raison de l'augmentation de la population humaine, de la diminution et de la dégradation de l'habitat du tigre et du déclin des proies (constituant son alimentation). Ceci représente une grave menace pour la survie du tigre", avertit-il.

D'autres facteurs compliquent le problème, comme un manque de volonté politique et la modernisation des pays d'Asie en développement, dit M. Dey.

La diminution des populations de tigres au siècle dernier a été essentiellement le résultat de la chasse. La conséquence en a été la commercialisation de la fourrure et d'autres parties des animaux aux vertus prétendument médicinales.

"La majorité de ces animaux sont recherchés pour alimenter tout un trafic", dit le WWF.

Les tigres du Bengale, de Sumatra, d'Indochine et de Chine du Sud ont été placés sur liste des espèces les plus menacées de la convention internationale CITES en 1975 et le tigre de Sibérie y a été ajouté en 1987.

Si l'on veut éviter leur disparition, "une contribution financière significative" est nécessaire, de même que des campagnes de sensibilisation et éducation des populations et une coopération entre gouvernements et défenseurs de l'environnement, estime M. Dey.

Mais aujourd'hui, les fonds et personnels alloués à la protection des tigres sont insuffisants et les écologistes sont souvent traités de gêneurs hostiles au développement.

Pourtant, ajoute le responsable, le prédateur joue un role essentiel dans l'équilibre entre espèces.

"Les stratégies existent. Ce qui manque est leur mise en oeuvre pour que le tigre puisse continuer de représenter un élément dynamique et positif de la nature dans les années mais aussi les siècles et millénaires à venir", plaide-t-il.


Betty, une tigresse du Bengale, en juillet 2002 au zoo de Buenos Aires, avec deux petits âgés d'un mois
© 2004 AFP - Daniel Garcia
Source : la-croix.com


Un tigre de Sumatra au zoo de Kuala Lumpur
© 2004 AFP - Ahmad Yusni
Source : la-croix.com




Source : RIA news agency, le 19 novembre 2004
RIA news agency

VLADIVOSTOK, 19 novembre - de notre correspondant Anatoli Ilioukhov.
Les gardes-frontières qui font leur service sur le secteur du Primorié (Extrême-Orient russe) (NDW : voire carte ci-dessous) de la frontière russo-chinoise ont transmis vendredi à l'Inspection de protection de la nature un jeune tigre qui est devenu orphelin.
Les gardes-frontières ont trouvé jeudi, dans un piège, une tigresse morte et son enfant vivant.
Le piège a été tendu par des braconniers chinois qui avaient franchi illégalement la frontière en vue de procéder à la chasse illégale dans la taïga d'Oussouri.
Puisque le jeune tigre est faible et ne peut pas survivre seul dans la taïga, il sera probablement placé dans une pépinière des animaux orphelins.
Le même jour, les gardes-frontières ont découvert six autres pièges tendus dans la taïga par les braconniers chinois qui font la chasse au tigre d'Amour inscrit dans le Livre Rouge international.
La peau du tigre d'Amour est très appréciée au marché noir de la Chine, les os, la bile et les organes intérieurs de ce fauve sont utilisés dans la médecine orientale.
Selon le dernier recensement, plus de 400 tigres d'Amour vivent actuellement dans le Sud de l'Extrême-Orient russe.

Cliquez pour une carte plus précise
Cliquez sur le planisphère pour avoir une carte très détaillée de la région du Primorié (zone verte sur la nouvelle carte)




Source : Futura Sciences, le 27 septembre 2004
Futura Sciences

Un cas de maladie de Carré vient d’être découvert chez le tigre de Sibérie, dans l’Est de la Russie. Une menace inattendue qui vient s’ajouter à celles du braconnage et de la déforestation pour cette espèce déjà bien malmenée…

Les vétérinaires de la Société pour la Conservation de la Nature (WCS) sont formels : le tigre de Sibérie découvert, errant dans les rues d’une ville de Russie avec un comportement anormal, était bien atteint de la maladie de Carré. Malgré tous les efforts, il a été impossible de sauver l’animal, une femelle adulte. Les biologistes s’inquiètent ainsi d’une possible contamination à long terme de la population de tigres. D’autant que la pathologie, qui s’attaque préférentiellement aux jeunes chiens, avait déjà visé, il y a quelques années des proches parents du tigre… En 1994, un tiers des lions du parc national du Serengeti en Tanzanie s’était ainsi éteint !

Le virus de la maladie de Carré (CDV), découvert en 1905 par le Dr Henri Carré, est proche de celui de la rougeole et fait partie de la famille des paramyxoviridés. La vaccination précoce est vivement recommandée car cette pathologie, très contagieuse, est le plus souvent fatale. Elle se transmet par contact direct entre les animaux, car les particules infectieuses du CDV sont contenues dans toutes les sécrétions (urine, excréments, salive, écoulements des yeux et de la truffe). Les symptômes (conjonctivites, fièvre, vomissements, difficultés respiratoires, toux, anorexie, diarrhée…) lorsqu’ils évoluent vers des atteintes neurologiques, conduisent le chiot à une mort certaine.

D’après les scientifiques du WCS et comme pour les lions du Serengeti, c’est bien un chien infecté qui serait à l’origine de ce premier cas de maladie de Carré chez le majestueux Tigre des Neiges. « Avec moins de 500 tigres de Sibérie encore à l’état sauvage en Russie, c’est une très sérieuse menace qui pourrait contribuer à la perte de cette population déjà en danger » s’inquiète le Dr. Kathy Quigley, responsable du programme de conservation des tigres de Sibérie pour le WCS. Et il y a bien de quoi s’alarmer… Aux côtés du Tigre Royal du Bengale, du Tigre Indochinois, du Tigre de Chine et du Tigre de Sumatra, Panthera tigris altaica, de son nom latin, fait déjà partie des survivants, c’est-à-dire des 5 sous-espèces de tigres (sur 8 !) existant encore à l’état sauvage… mais pour combien de temps encore ?

« Comme les gens et leurs animaux domestiques continuent à gagner du terrain sur l’habitat du tigre, cette pathologie est une menace croissante pour la conservation des tigres à travers le monde, un danger que nous ne sommes pas en droit d’ignorer » insiste le Dr. Quigley. Déforestation, braconnage et maintenant maladie de Carré. Malgré son imposante carrure - 2,7 m à 3,8 m de long pour 200 à 300 kg - et le respect qu’il impose partout où il passe, le seigneur de la taïga sibérienne parviendra-t-il à résister aux nombreuses contraintes qui lui sont infligées ? La réponse se trouve une fois de plus entre nos mains, et dans les efforts que nous, êtres humains, consentiront à fournir pour gérer une situation que nous avons personnellement provoquée…